Plus de 51% de la population mondiale se connecte chaque jour sur les réseaux sociaux.  Les jeunes en sont les utilisateurs privilégiés. Les réseaux sociaux représentent de nombreuses opportunités pour les adolescents. Discuter et partager des moments de vie avec ses amis ou encore suivre le quotidien des personnalités que l’on apprécie. Ces derniers permettent une interactivité inédite et surtout instantanée. Tout va plus vite.  Seulement, les réseaux sociaux renferment des risques qui sont encore trop souvent ignorés. Le moment où l’on se rend compte de ces risques, il est généralement bien trop tard.

Nous vous proposons un tour d’horizon de ces dangers afin de les éviter et d’utiliser les réseaux sociaux en toute liberté et sécurité.

 

Sommaire

 

La E-réputation

La E-réputation, comme son nom l’indique, est tout simplement la réputation sur le web. Tout contenu posté sur les réseaux sociaux et par extension sur internet, existera pour toujours, même si vous supprimez votre post à partir de votre profil. Il est donc important, voire même essentiel, de faire très attention à ce que vous souhaitez partager sur vos réseaux sociaux. La règle d’or dans ce cas est simple, il faut s’accorder 1 seconde et se poser la question suivante : « Est-ce que dans 10 ans j’aimerais voir cette photo circuler sur internet et sur mon profil ? » Cette question peut vous paraître bizarre et lointaine mais pourtant, elle a un grand impact sur votre e-réputation.

 

Cette e-réputation sera consultée lorsque vous postulerez à des jobs. Aujourd’hui, 85% des recruteurs font des recherches en ligne sur leurs candidats.

Même si le temps des employeurs paraît éloignée pour les adolescents, pensez que le jour où vous aurez une opportunité d’emploi, elle pourrait vous échapper simplement à cause d’une photo (parmi 50) sur votre Instagram par exemple qui ne vous met pas du tout en valeur.

 

Les exemples d’actualité liés à la e-réputation sont nombreux, prenons celui du candidat The Vivi à The Voice France 2021 qui a été exclu à cause de tweets jugés racistes et homophobes qui ont refait surface. Ces tweets dataient pourtant d’il y a quelques années, une période pendant laquelle il était adolescent et qui aujourd’hui ont fortement impacté la naissance de sa carrière.

 

Le cyber-harcèlement

Le harcèlement qui intervient dans le cadre du collège ou du lycée peut se répandre également sur les réseaux sociaux. Les principes de pseudonymisation  et d’instantanéité, utilisés par les harceleurs, favorisent ce type de comportements malveillants sur internet. La victime est alors poursuivie par ses harceleurs en dehors de l’école jusque dans sa sphère privée.  Elle n’a aucun moment de répit. Cela se caractérise le plus souvent par des commentaires qui visent à blesser et humilier sous les publications personnelles de la victime ou encore la diffusion par les harceleurs de contenus visant, impliquant ou illustrant la victime, bien évidemment sans son consentement.

En 2021, 17% des jeunes ont été victimes de cyber-harcèlement sur les réseaux sociaux. Ce taux englobe à la fois celui subi à l’école et celui subi par des personnes inconnues à la victime.

 

Nous vous conseillons, pour vous prévenir de ce type d’agissements ou du moins les réduire, des actions à mettre en place dès maintenant :

  • Il est favorable lorsque l’utilisateur est jeune de configurer son profil en mode privé. Contrairement à ce que vous pouvez penser cela ne vous empêche pas d’avoir un compte visible sur internet. Seulement, vous contrôlez l’identité de ceux qui souhaitent vous suivre et de ceux qui souhaitent vous envoyer des messages privés. De même pour les commentaires sous vos publications, il faut activer le paramètre « désactiver les commentaires ».

  • Dans le cas du cyber-harcèlement, il ne faut pas hésiter à SYSTÉMATIQUEMENT signaler tous les commentaires ou publications pouvant relever du harcèlement et ensuite bloquer le profil.

 

Et la règle la plus importante dans cette situation : parlez-en à vos proches, des personnes de votre entourage qui sauront vous aider dans cette situation difficile.

 

 

Les arnaques

Des milliers d’arnaques sont présentes sur les réseaux sociaux. La majorité des victimes de ces arnaques sont les mineurs. Elles prennent plusieurs formes et sont destinées à un public moins informé et plus naïf : les jeunes.

 

  • Les liens: pour infiltrer des virus dans vos appareils digitaux, les pirates utilisent les messageries privées des réseaux sociaux. Et le processus est très rapide et simple. Il suffit de vous envoyer une photo, un lien pour que vous effectuiez l’action de téléchargement. Un programme malveillant se télécharge alors sur votre appareil et il sera difficile de s’en séparer. Cette technique va de pair avec le pishing, qui consiste à récupérer vos données personnelles grâce un e-mail spam contenant un lien (ne surtout pas cliquer dessus).

 

  • Les faux concours: nous trouvons souvent des concours sur les réseaux sociaux, ils promettent de vous faire gagner une somme d’argent, des bons d’achats ou encore le dernier iPhone. L’arnaqueur, sous le nom d’une marque / d’un influenceur connu, vous contacte alors par message privé pour vous annoncer que vous êtes l’heureux gagnant. Il vous demande alors votre adresse et vos coordonnées bancaires, de cliquer sur un lien ou d’appeler un numéro spécifique. Une fois vos données récupérées c’est la porte ouverte aux manipulations.

 

  • Les applications: certaines applications mobiles vous demandent d’accorder l’accès à vos réseaux sociaux pour vous faire gagner des points à un jeu ou encore pour vous aider à gérer vos profils. Encore une fois, le but pour ces pirates est de récupérer vos données ou même pire d’usurper votre identité avec votre compte Facebook / Instagram.

Les arnaques sur les réseaux sociaux, les dangers

Il est donc indispensable d’être très vigilants en surfant sur internet, de ne pas cliquer sur n’importe quel lien et de ne pas divulguer vos informations personnelles.

 

Pour mieux appréhender son rôle de parents lorsque vos adolescents commencent à être présents sur les réseaux sociaux n’hésitez pas consulter notre article.

 

Les jeux dangereux

Le jeu de la baleine bleue ou « Blue Whale Challenge » est un exemple très concret des jeux dangereux qui se propagent sur les réseaux sociaux. Venu de Russie en 2015, le principe est de réaliser 50 défis en 50 jours, dictés par un tuteur qui est un inconnu. Certains peuvent être anodins comme dessiner une baleine bleue sur une feuille de papier. Cependant, cela dégénère assez rapidement lorsque des défis plus dangereux les uns que les autres s’enchaînent et aboutissent à se donner la mort. Vous l’aurez donc compris l’incitation au suicide est très dangereuse et est d’ailleurs punie par la loi (5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende). Plus récemment, le Happy Slappling est un défi qui consiste à filmer des scènes (de plus en plus) violentes pour ensuite les diffuser sur les réseaux sociaux. Cela démontre dans une certaine mesure, que la perception de tels actes est altérée par le défi mis en scène par les réseaux sociaux.

Il existe de nombreux autres défis qui mettent en danger la santé physique, psychologique et pouvant parfois aller jusqu’à la mort.  Il est donc très important d’être informé de l’existence de ces jeux dangereux sur le web et de rester vigilant lorsque vous observez des tendances « défis » sur les réseaux sociaux.

 

Plus récent et plus connu, le « momo challenge » est un challenge de défis mettant en danger les plus jeunes. Ce dernier consiste à prendre contact avec un inconnu sur l’application WhatsApp. Cet inconnu menace alors de dévoiler vos informations personnelles si vous ne réalisez pas des défis violents et dangereux. De plus, la photo particulièrement angoissante du profil attire les adolescents qui jouent à se faire peur en oubliant totalement que c’est un jeu dangereux pouvant avoir de véritables conséquences dramatiques. C’est un jeu à prendre très au sérieux car plusieurs cas de suicide lui ont été attribués.

Mom challenge et jeux dangereux sur les réseaux sociaux

 

 

Les troubles psychologiques

De nombreuses études ont mis en avant des troubles accentués par l’effet des réseaux sociaux. L’anxiété, la frustration ou encore l’agressivité sont des comportements qui se retrouvent chez des personnes utilisant les réseaux sociaux de façon intense.

 

Nos conseils étant basés sur la prévention, nous vous conseillons de surveiller votre temps sur les réseaux sociaux.

 

Il faut également avoir conscience que ce qui se trouve sur les réseaux sociaux ne reflète pas la réalité. Vous n’avez pas accès à toutes les informations d’un contenu qui est posté sur internet. La popularité des influenceurs (et des formations pour devenir influenceurs) illustre cette volonté pour les jeunes d’accéder à ce métier tant il peut faire rêver. Cependant, peu de personnes expliquent ce qu’il implique réellement au quotidien. En effet, les 2 photos par jour de voyage ne veulent pas réellement dire que l’influenceur est constamment en voyage. Par exemple, il peut prendre des dizaines de photos durant un week-end, qui aura eu lieu il y a de cela 1 mois. La raison est simple, cela leur permet d’avoir du contenu d’avance pour continuer de poster régulièrement et garder sa communauté engagée.

Troubles psychologiques en lien avec les réseaux sociaux

Il est dommage de culpabiliser si votre quotidien est différent car la réalité d’Instagram n’est pas toujours que de l’amusement !

 

 

Expositions aux contenus choquants

Les réseaux sociaux sont un espace dans lequel les limites sont très souvent dépassées. Il suffit de quelques secondes pour qu’un contenu soit publié. Il est donc évident que ce dernier n’est pas analysé et approuvé par des administrateurs en amont de la publication. Les géants des réseaux sociaux comme Facebook suppriment les contenus selon une charte qui a pour but de modérer des contenus violents, menaçants, explicites ou encore des contenus ayant des discours politiques parfois trop tranchés. Les contenus choquants (pornographiques, violents ou haineux) peuvent donc rapidement se propager et être vus par les utilisateurs qui n’ont pas l’âge suffisant pour prendre du recul sur ce qu’ils peuvent voir ou lire.

Ces contenus sont violents psychologiquement et il est possible que cela déforme la perception d’un enfant de la normalité d’un événement ou d’une situation. Cette sensibilisation est donc nécessaire afin de se préparer au mieux à tomber sur ce genre de contenus et prendre le recul nécessaire pour en parler avec ses proches, le tout, même si vous pouvez signaler ce type de contenu ainsi que leur diffuseur.

 

 

Pour conclure, il est important de souligner que les réseaux sociaux ne renferment pas que de la négativité. Cependant, il est important pour les adolescents et leurs parents d’être conscients de ces risques afin de les connaître et de les éviter au maximum. Pour vous parents, l’accompagnement et l’implication auprès de l’utilisation des réseaux sociaux de vos adolescents est également un élément majeur pour une bonne pratique de ces derniers. Instaurer un dialogue et être vigilant permet d’appréhender les situations et même d’amorcer certains sujets.

Si vous souhaitez échanger sur ce sujet, n’hésitez pas à prendre contact.